Université de la Terre: Quels rêves, quels projets pour mieux éduquer et mieux transmettre ? #1

Bâtir une nouvelle société passe d’abord par bâtir de nouvelles écoles. Pourquoi est-on arrivé à la fin du système éducatif tel qu’on le connait aujourd’hui? Comment placer les “savoir-être” au centre de l’éducation? Quels changements observe-t-on dans les grandes écoles aujourd’hui? Comment revaloriser le métier de professeur? Telles sont les questions qui ont été posées ce dimanche 3 avril autour de la table ronde dirigée par Laurence Lemoine (Psychologies magazine) dans le cadre de l’Université de la Terre. Résumé de la conférence et analyses.

ombres

Autour de la table : Marc Luyckx Ghisi, Docteur en philosophie et vice-président du Conseil Consultatif International d’Auroville, Caroline Sost, directrice fondatrice de l’école Living School, Georges Haddad, Directeur de l’équipe de recherche et de prospective dans le domaine de l’éducation à l’UNESCO, et Fabrice Bardèche, Vice-président Executive de IONIS Education Group, groupe d’écoles supérieures qui fait partie des sponsor de l’évènement. Après avoir présenté succinctement les intervenants, Laurence Lemoine introduit les discussions en citant Pierre Rabhi:

“Quels enfants allons nous transmettre à la planète?”

Dans une société en plein bouleversement, le développement des écoles alternatives trahit le désengagement de l’état dans l’éducation et semble confirmer le constat d’un système éducatif  ”traditionnel” de moins en moins adapté aux réalités professionnelles, économiques et sociétales. Cet enseignement du XXe siècle issu d’une société colonialiste reste par ses valeurs et ses méthodes trop tourné vers le passé. En pleine crise écologique, économique, en pleine révolution de l’information, face au défi de bâtir une nouvelle société utilisant efficacement les possibilités de coopération qui s’offrent à nous, il est urgent de s’attaquer sérieusement au problème de l’éducation et de faire sortir la génération suivante de la culture absurde et décalée de la compétition. La majorité des emplois de demain restant encore à inventer le savoir doit se faire plus utile, non plus focalisé sur un “avoir” de maximum de connaissance, mais sur apprendre à “être” un citoyen du monde. Quelqu’un qui sait apprendre, transmettre et créer.

Fin de l’introduction, la suite ici

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